Just One Look

The first time I held Luna in my arms… Hold on, can I say “the first time I held Luna in my arms” when the actual first time I held her was when I caught her as she was trying to run away from me? Of course, the very first time I held her, I held her in my hands (she bit my left index finger, remember?), so I guess I can tell the story this way…

The first time I held Luna in my arms was at the vet, and she looked up at me with her big moist eyes, as if she was trying to tell me her story…

“I remember… my mother raspy tongue on my tiny wet body; the soothing sound of her purr as she was guiding me; her warm and soft fur; the thrashing and meowing of my sisters and brothers as we vied for our mother’s warm milk and attention; how much I felt loved, warm, content and safe.

“I remember… growing in my mother loving care; playing and tumbling with my brothers and sisters; beginning to learn that biting too hard and clawing too much hurt; discovering the world on my stronger and stronger four legs thanks to my clearer and clearer eyesight, my keen ear, my sensitive nose; how I felt loved, warm, safe and happy.

“I remember… playing and leading the way (calicos – even if dilute – are born leaders, right?); someone catching me by my left front leg and pulling me backward; being freed and falling, unable to feel my left front paw anymore; limping back to my mother as best I could; how I felt loved, warm… and oddly different.

“I remember… feeling that something was terribly wrong because my body wouldn’t work quite the same as before; being unable to lead anymore and becoming the weakling; being caught by the scruff of my neck and put roughly inside a cardboard box; how much I was cold and scared… was it me I could hear meowing in despair?

“I remember… the car speeding; being thrown out of the box, in the cold; how the world was scary, full of smells and noises I couldn’t identify.

“I remember… meeting the big ginger cat; how he scared the life out of me; seeing him moving around me; ignoring he was leading me without even touching me.

“I remember… you; you looked at me and said something in a soft voice, but I was too scared to understand I should let you catch me, because the big outdoors would kill poor lil’ maimed me; fleeing as fast as I could; trying to climb a wall and failing; hiding in the dead leaves on the sidewalk and watching you coming closer and closer; how I felt safe that you wouldn’t be able to see me.

“I remember… you catching me; terror rising in me; meowing, clawing and biting in a wild panic.

“I remember… being put in a pet carrier; feeling lonely but warm again; the drive to the vet.

“I will always remember the way you’re looking at me now, as you’re holding me in your arms for the first time. I won’t bite you anymore – I didn’t know what I was doing, earlier, I swear! – see, I’m not a ferral kitten.”

^  ^

=∴ ♥ ∴=

La première fois que j’ai tenu Luna dans mes bras… Attendez, est-ce que je peux dire “la première fois que j’ai tenu Luna dans mes bras” alors que la vraie première fois, c’était quand je l’ai attrapée et qu’elle essayait de m’échapper tellement elle était paniquée? Bien sûr, cette première fois, dans la rue, je l’ai tenue entre mes mains (elle m’a mordu l’index, vous vous rappelez?), alors je suppose que c’est sujet à interprétation…

Donc, la première fois que j’ai tenu Luna dans mes bras, c’était chez le véto, et elle a levé ses grands yeux humides vers moi et on aurait dit qu’elle me disait…

“Je me souviens… de la langue râpeuse de ma mère sur mon petit corps mouillé; du son rassurant de son ronronnement quand elle me guidait; de la chaleur et de la douceur de son poil; des mouvements désordonnés et des miaulements de mes sœurs et mes frères tandis que nous rivalisions pour le lait et l’attention de notre mère; de me sentir aimée, protégée, comblée et au chaud.

“Je me souviens… d’avoir grandi sous l’œil plein d’amour de ma mère; d’avoir joué et de m’être bagarrée avec mes sœurs et mes frères; d’avoir commencé à apprendre que mordre trop fort ou sortir trop ses griffes, ça fait mal; d’avoir découvert le monde grâce à mes quatre pattes de plus en plus solides, à ma vue de plus en plus perçantes, à mon ouïe fine et à mon odorat; de m’être sentie aimée, en sécurité, heureuse et au chaud.

“Je me souviens… d’avoir été la meneuse (les calicos – même diluées – sont des meneuses nées!); de quelqu’un qui m’a attrapée par ma patte avant gauche et m’a tirée violemment en arrière; de m’être libérée et d’être tombée, déséquilibrée parce que je ne sentais plus le bout de ma patte avant gauche; d’être retournée en boitant vers ma mère, du mieux que je pouvais; de m’être sentie aimée, au chaud… et étrangement différente.

“Je me souviens… d’avoir senti que quelque chose n’allait pas, parce que mon corps ne m’obéissait plus comme avant; d’avoir été incapable de mener mes sœurs et mes frères, d’être devenue la faiblarde de la bande; d’avoir été attrapée sans ménagement par la peau du cou et fourrée dans une boîte en carton; d’avoir eu peur, froid… est-ce moi que j’entendais miauler de terreur?

“Je me souviens… de la voiture qui roulait; d’avoir été jetée hors de la boîte, dans le froid; du monde qui me semblait si effrayant, plein d’odeurs et de bruits que je ne pouvais pas identifier.

“Je me souviens… de ma rencontre avec le gros chat roux; de la peur que j’ai eue; de la manière dont il tournait autour de moi – pour me guider, mais je l’ignorais!

“Je me souviens… de toi; tu m’as regardée et tu as dit quelques mots d’une voix douce, mais j’avais bien trop peur pour comprendre que je devais me laisser attraper; d’avoir fui aussi vite que possible; d’avoir essayé de sauter ce mur et d’avoir échoué; de m’être cachée dans les feuilles mortes, sur le trottoir, et de t’avoir regardée avancer; d’avoir été si sûre que tu ne pouvais pas me voir.

“Je me souviens… d’avoir été bien eue; de la terreur quand tu m’as attrapée; d’avoir miaulé, griffé, mordu dans ma panique.

“Je me souviens… d’avoir été mise dans la cage de transport; de m’être sentie seule, mais à nouveau au chaud; du voyage jusque chez le véto.

“Je me souviendrai toujours de la manière dont tu me regardes en cet instant, alors que tu me tiens dans tes bras pour la première fois. Je ne te mordrai plus – je ne l’ai pas fait exprès! – car tu vois, je ne suis pas un chaton sauvage.”

© AnneT

adorable animal baby british shorthair

Photo by Pixabay on Pexels.com

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.