A Ginger in my Arms

I’ll always remember the first time I saw you, the way you looked when I first laid my eyes on you… Forever, for as long as I live – and in the afterlife if there is one. I’ll remember. Always. (March 2013)

Part 2

I was anxious – what if he didn’t show up? I knew there wouldn’t be a second chance. I don’t mean to be cliched, but it was now or never…

I turned around and saw a ginger kitten slowly walking to us. I know I will always remember that first sight of him, the image is imprinted in my memory forever. Big amber eyes, ears slightly too big, short legs and all…

I was the first to see him, but I couldn’t move. I didn’t want to scare him away. I didn’t want to pick him up and hold him in my arms if someone had already claimed him as theirs… I asked my sister (#2) if he was the kitten we were there to find – even though I already knew the answer. I still couldn’t believe I was lucky enough to see him coming towards us like that. He could have hidden in a corner – there were so many hiding places… (Yeah, I admit I had imagined it would be hard to find him.)

My sister (#2) was talking with a couple – her husband’s cousins, whose daughter had found the kitten. She went to pick him up and he never tried to run away – it was obvious he wasn’t born on the farm. I still didn’t dare touch him. You may think it’s silly, but my mind was buzzing and my heart was running wild – I’m sure you’ve already experienced that. I would remember it all, but as I was going through it, everything seemed very confused.

My sister held the cat out to me. I knew they took my stillness and quietness for hesitation. But it wasn’t. I had already made my choice. I already knew that if he was still unclaimed, I would take him home with me. I remember praying the day before: “God, if You bring him to me, I’ll know that You want me to give him a forever home and take care of him.”

The couple knew I was there for the kitten – my sister had told them, of course. They would have adopted him but for their cat. He was mine if I wanted to.

If I wanted to? Of course I did! I wasn’t there to take a look and see if he was cute or anything. In my heart and in my mind, the decision had already been made days before. Nothing would have made me change my mind. Neither fleas nor worms nor… anything.

I took the ginger kitten in my arms, oblivious of his muddy paws that were leaving stains on my off-white coat. He was purring loudly, his eyes almost all pupils, but he was bravely keeping still. I could have sworn he knew, instinctively, that his future was at stake. I could feel how much he was scared, but obviously he also longed for a warm place where he would be fed and petted and loved.

All the things that had probably been taken away from him about two weeks before, when “his” humans had decided to get rid of him on the farm.

But the farm wasn’t right for him, not if anyone living there could take him home. It was some kind of miracle he was still alive – what with being so young and on his own, the cold and the unfriendly surroundings. He was far too cuddly and used to human beings to make himself at home with the feral cats. He had come as soon as he had heard us calling because he wanted to find someone who would take care of him.

I remember asking him again and again, in a whisper, if he wanted to come with me. I know… duh…

We had taken a pet carrier with us for that purpose. When my sister opened the trunk of her car, the kitten panicked and one flaying paw left a scratch on my throat. But I held him firmly and petted him, whispering softly in his ears.

He was coming home with me.

Je me souviendrai toujours de la première fois où je t’ai vu, de ce dont tu avais l’air quand j’ai posé les yeux sur toi pour la première fois… Pour toujours, pour aussi longtemps que je vivrai – et dans l’Autre Monde s’il existe. Je me souviendrai. Toujours. (Mars 2013)

2ème Partie

J’étais anxieuse – et s’il ne se montrait pas? Je savais qu’il n’y aurait pas de deuxième chance. Sans vouloir être clichée, c’était maintenant ou jamais.

Je me suis retournée et j’ai vu ce chaton roux marcher lentement vers nous. Je sais que je me souviendrai toujours de cette première image, comme si mon cerveau en avait pris un instantané qui restera gravé dans ma mémoire à jamais. De grands yeux d’ambre, des oreilles un peu trop grandes, des pattes courtes, et tout et tout…

Je l’ai vu la première, mais je ne pouvais pas bouger. J’ai eu peur de le faire fuir. J’ai eu peur de le prendre dans mes bras si quelqu’un d’autre l’avait déjà adopté… J’ai demandé à ma sœur s’il s’agissait bien du chaton pour lequel nous étions là – même si je le savais déjà. J’avais du mal à croire à ma chance: il était là, il venait vers nous. Il y avait tellement de coins et de recoins à la ferme où il aurait pu se cacher… (Je l’avoue, j’avais pensé que j’aurais du mal à le trouver.)

Ma sœur parlait avec un couple – les cousins de son mari, dont la fille avait trouvé le chaton. Elle est allé le prendre et il s’est laissé faire – il était évident qu’il n’était pas un des bébés chats sauvages nés à la ferme. Mais je ne pouvais pas le toucher. C’est idiot, mais j’avais la tête en vrac et mon cœur s’emballait – je suis sûre que vous avez déjà ressenti ça. Je me souviendrais de tout, mais sur le moment, tout était confus.

Ma sœur m’a tendu le chaton. Je sais que mes sœurs prenaient mon manque de réaction et mon silence pour de l’hésitation. Mais ça n’en était pas. J’avais fait mon choix. Je savais que s’il était toujours à adopter, je l’emmènerais chez moi. Je me souviens que la veille, j’avais prié: “Dieu, si Tu le conduis à moi, je prendrai ça pour un signe et je lui donnerai un foyer et prendrai soin de lui.”

Le couple savait pourquoi j’étais là – ma sœur le leur avait dit. Ils auraient bien adopté le chaton eux-mêmes, mais leur chat ne l’aurait pas accepté. Si je le voulais, il était à moi.

Bien sûr que je le voulais! Je n’étais pas venu pour voir s’il me plaisait. Dans mon cœur et dans ma tête, j’avais déjà pris ma décision des jours plus tôt. Rien n’aurait pu me faire changer d’avis. Pas même des puces ou des vers… rien.

J’ai pris le chaton dans mes bras, sans payer la moindre attention à ses pattes boueuses qui laissaient des taches sur ma doudoune écrue. Il ronronnait très fort et ses yeux étaient sombres, mais il se montrait brave et restait calme en apparence. Je sentais bien qu’il avait peur, mais d’un autre côté, son instinct devait lui souffler que son avenir se jouait et il avait envie d’être au chaud, au sec et en sécurité, dans un endroit où il serait nourri, caressé et aimé.

Toutes ces choses qui lui avaient été volées deux semaines plus tôt quand “ses” humains avaient décidé de l’abandonner à la ferme.

Mais il n’y avait pas sa place, si aucun des humain vivant là ne pouvait lui offrir un foyer. C’était une sorte de miracle qu’il soit toujours en vie – il était si jeune et livré à lui-même, il faisait tellement froid et l’environnement était hostile. Il était trop doux et gentil, trop sociable pour se faire une place parmi les chats sauvages. S’il avait immédiatement répondu à nos appels, c’était parce qu’il voulait trouver l’humain – ou l’humaine – qui s’occuperait de lui.

Nous avions pris une cage de transport – au cas où. Quand ma sœur a ouvert le coffre, le chaton a miaulé pour la première fois et s’est débattu un peu, me griffant à la gorge. Je l’ai tenu plus fermement et je l’ai caressé, tout en lui murmurant des paroles rassurantes.

Il rentrait à la maison avec moi.

© AnneT

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