A Ginger On My Mind

“How can anyone love someone they have never seen or touch? I already loved you long before I saw you in flesh for the first time, I had been loving you since the first time I heard about you…” (February, 2013)

Part 1

The story began in early February, 2013. I got a call from one of my sisters (I have three, so let’s call them sister #1, sister #2 and sister #3 – this was #2) – her husband had seen a kitten on the farm he owned with his father and his cousin. A ginger kitten, cuddly and friendly – so unlike the kittens born on the farm, who are already as feral as their parents, that no one can come too close to, much less pet. My sister knew I didn’t have a cat anymore. The little one had obviously been abandoned on the farm. She said he was about 6 months old; he wasn’t a small kitten anymore. She sent me a few photos of him with her youngest daughter – the pictures weren’t that good, but she knew me well enough.

And it’s true that as the days went by, I couldn’t help it – he was always on my mind. The weather was cold and damp – at night, the temperatures dropped to 5°F (-15°C). No pet should ever be outside in such a cold, much less a helpless kitten. So I prayed he would find a warm spot in the cowshed, a softhearted human to take pity on him and feed him. I prayed he would survive.

I knew that cold wasn’t the only problem though. If he lived through the winter and no one gave him a forever home, if he was lucky enough to find some food, he would grow up and become a male cat driven by his instincts. He would fight, get hurt and catch some illness. And after months, years maybe, he would die alone, sick, eaten alive by external pests and internal parasites, rotting from the inside out because of some infections, too weak to hunt anymore, too toothless too eat anyways…

I couldn’t let that happen to him – he was already too much in my heart and on my mind. He didn’t deserve a life of suffering. He didn’t deserve to be abandonned, thrown away like some piece of trash. I asked my sister about him, but after a few days, she didn’t know if he was still there.

So, when I could finally visit her, about ten days after her call, on February 16th, I already knew that if he was there when I went to the farm, I wouldn’t leave without him. But I had to wait, and as the day went by, I grew more and more impatient. I was afraid it would be so dark when I went to the farm that I wouldn’t be able to find him.

After going shopping for one of my brothers-in-law’s birthday with two of my sisters (#1 and #2), sister #2 took me to the farm at least. We left the car and called… My heart beat so fast. My brain was in turmoil; what if he can’t hear us? What if he can’t tell we’re here for him and he doesn’t show himself? What if… What if…

Comment peut-on aimer un être que l’on n’a encore jamais ni vu ni touché? Je t’ai aimé bien avant de t’avoir vu en vrai, je t’ai aimé dès l’instant où j’ai entendu parler de toi pour la première fois… (février 2013)

Première Partie

L’histoire commence par un jour froid de février 2013. L’une de mes sœurs (j’en ai trois, alors appelons-les sœur n°1, sœur n°2 et sœur n°3 – c’était la numéro 2) m’appelle et me parle d’un chaton, que son mari a vu à la ferme qu’il possède avec son père et son cousin. Un chaton roux, câlins et sociable – tout le contraire des chatons nés à la ferme, issus des amours des chats errants, que nul ne peut approcher et encore moins caresser. Elle sait que je n’ai plus de chat. Le petit a sans doute été abandonné sur le site. Elle estime son âge à 6 mois, car il n’est plus « tout petit ». Elle envoie des photos de lui avec la plus jeune de ses filles – elles ne sont pas très bonnes, mais elle me connaît bien.

Et c’est vrai que durant les jours qui suivent, je n’arrête pas de penser à lui. Il fait froid en ce mois de février 2013 – les nuits, il fait parfois -15 °C. Aucun animal ne devrait être dehors par un froid pareil, et encore moins un bébé sans défense. Alors je prie pour qu’il se trouve un coin au chaud dans l’étable, pour que quelqu’un le prenne en pitié et le nourrisse. Je prie pour qu’il survive.

Et je sais qu’il n’y a pas que le froid. S’il y survit et que personne ne lui offre un toit, s’il a de la chance, il trouvera assez de nourriture et il grandira pour devenir un mâle poussé par son instinct, il se battra, il sera blessé et il attrapera sans doute quelque maladie. Et après des mois, des années peut-être, il mourra seul et dans d’atroces souffrances, malade, dévoré par les parasites et pourri de l’intérieur par diverses infections, trop faible pour se nourrir et probablement trop édenté…

Je pense déjà trop à lui pour supporter que tout ça lui arrive. Comment peut-on tourner le dos à tant de misère ? Il n’a pas mérité ça. Il n’a pas demandé à être abandonné, jeté comme un déchet. Je demande des nouvelles de lui à ma sœur – elle n’est pas sûre qu’il soit toujours là.

Alors, quand je peux enfin lui rendre visite, une dizaine de jours plus tard, le 16 février, ma décision est prise : s’il est là quand j’irai à la ferme, je ne repartirai pas sans lui. Mais il me faut attendre, et alors que le jour passe, je m’impatiente. J’ai peur qu’il ne soit trop tard, qu’il fasse nuit et que je sois incapable de le trouver.

Après être allées acheter un cadeau d’anniversaire pour l’un de nos beaux-frères, soeur n°2 et soeur n°1 et moi passons enfin à la ferme. Nous descendons de voiture. Mon cœur bat la chamade. Mon cerveau tourne en rond : et s’il ne nous entend pas ? Et s’il ne se montre pas, car après tout il ne peut pas connaître nos intentions… Et si… Et si…

© AnneT

Message in a Bottle

I will give it a try, toss a bottle with a message into the sea and see if there are kindred spirits out there… (January 1st, 2018)

At the very beginning of the year, like so many people around the world, I made a few New Year’s resolutions. One of them was to start writing this blog. See, regarding it, I’ve been procrastinating for some time now. I can write in two languages, but as soon as I start writing about myself or the ones I love to share with the world, I draw a blank. Seriously, if you could see me right now – fingers at the ready above the keys but stopping every other word… it’s a slow process. I can’t find my words, which is painful to me. I love words. I’ve loved them all my life. And I can readily find them when I write about… anything. Anything but me and the ones I love. Obviously.

But I have been writing a paragraph here, a sentence there… all the things I don’t want to forget. And most of my thoughts are about my fur babies. I’d never thought I would ever share them with anyone, anytime, and then…

The first time I thought about writing a blog was a few days after Simba came back with his tail broken. I was at a loss; I had no idea what to do to make every little thing bearable for my poor boy. He’d always been the brave one – the one who was the last to show or voice his discomfort. And there he was, hurting so much… Have I already told you I was at a complete loss? I needed help – and reassurance. Was there really nothing I could do? But that’s a story for another day. Let’s just say that I was in the dark and felt utterly alone, helpless, useless… That’s when the idea of writing a blog crossed my mind – if I’d had one, would there have been someone to help me, somewhere? Then it became a blog to share my experience, all the things I’ve been doing right – or wrong -, to try and reach other people like me and hear about their experience. A blog like… holding out a hand in the dark. A message in a bottle tossed into the sea, hoping someone will read it and send a reply…

You see, I have no idea whether someone will ever read this but me. And yet, here I am.

My name is Anne and I am Simba and Luna’s human. I’m inviting you over to our world to share our joys and pains (may the latter all be in our past!). I hope it will become easier and easier to write about them. About us. About that odd family of ours.

 

Je vais essayer, jeter une bouteille avec un message à la mer et attendre une réponse… (1er Janvier 2018)

Au début de l’année, comme beaucoup de gens, j’ai pris quelques bonnes résolutions. L’une d’elles était d’écrire ce blog. Voyez-vous, j’ai souvent remis cela au lendemain. je peux écrire en deux langues, mais dès que j’essaie de le faire sur moi ou ceux que j’aime pour le partager, c’est la page blanche. Sérieusement, si vous pouviez me voir en ce moment – les doigts prêts à taper au-dessus du clavier mais s’arrêtant tous les deux mots… Je suis tellement lente. Je n’arrive pas à trouver mes mots… et c’est ennuyeux, parce que j’aime les mots. Je les ai toujours aimés. Et ils me viennent facilement quand j’écris sur… tout et n’importe quoi. Tout et n’importe quoi, sauf sur moi et ceux que j’aime. Evidemment.

Mais voilà, ça fait des années que j’écris un paragraphe ici, une phrase là… Pour ne pas oublier. Et les héros de mes pensées sont bien souvent mes bébés à quatre pattes. Il n’y a encore pas si longtemps, je n’aurais jamais pensé partager cela avec quiconque, et puis…

La première fois que m’est venue l’idée d’avoir un blog, c’était deux ou trois jours après que Simba était rentré avec la queue cassée. J’étais perdue; je ne savais pas quoi faire pour rendre la vie supportable à mon bébé. Il avait toujours été le plus brave – le dernier à jamais montrer ou exprimer son inconfort. Et soudain, il avait tellement mal… Ai-je déjà dit combien j’étais perdue? J’avais besoin d’aide – et d’être rassurée. N’y avait-il donc rien que je puisse faire? Mais c’est une autre histoire. Disons simplement que j’étais dans le noir, que je me sentais seule, impuissante et inutile… C’est alors que l’idée d’un blog m’a effleuré l’esprit – si j’en avais eu un, y aurait-il eu quelqu’un, quelque part, capable de répondre à mes questions? Puis c’est devenu un blog pour partager mon expérience, les choses que j’ai bien faites – ou mal faites -, pour essayer de trouver d’autres personnes comme moi et partager leur expérience. Un blog… comme une main tendue dans le noir. Une bouteille jetée à la mer en espérant que quelqu’un lira le message à l’intérieur et enverra une réponse…

Vous voyez, j’ignore si quelqu’un lira ça un jour. Et pourtant, me voici.

Je m’appelle Anne et je suis l’humaine de Simba et de Luna. Je vous invite dans notre monde, pour partager nos joies et nos peines (en espérant que ces dernières soient toutes derrière nous!). Avec le temps, j’espère que cela deviendra de plus en plus facile d’écrire sur eux. Sur nous. Sur notre étrange famille.

 

© AnneT

Welcome!

What greater gift than the love of a cat?

-Charles Dickens

Hi! My name is Anne and I’m a Cat Lady – and I say those last two words proudly. 😉

I love my cats more than I love most people – I’ve never been disappointed in a cat.

I also love to write, and though I’ve always found it hard to write about me or the ones I love, I’m willing to try. Surely, I will find the right words to give a voice to my fur-babies.

And I will do so in two different languages – English and French – so don’t be surprised. If I only wrote in English, part of my family wouldn’t be able to read and enjoy my posts.

If you stick with us, be ready to hear about Simba and Luna a lot. But also about the cat- or pet-related things I will feel the need to share. If I throw in a rant every now and then, well, just bear with me. Please.

All in all, there should be much love, care and emotion in the posts of this site. So, please, don’t hold it against me if I make you laugh or cry.  Or emotional. Or angry at times – hopefully, not at me…

Once again, welcome, welcome to our world. Make yourself comfortable. Pour yourself a cup of tea or coffee, or some other drink, wrap yourself in your favorite quilt and… well, do whatever makes you feel comfortable. And enjoy reading about us, about them. Leave a comment – or more than one -, share your thoughts about the posts or share your own experience, or both – we can’t wait to hear about you.

 

Salut! Je m’appelle Anne et je suis ce qu’on appelle une Cat Lady – et fière de l’être! 😉

J’aime mes chats plus que je n’aime la plupart des gens – ils ne m’ont jamais déçue, après tout.

J’aime aussi écrire, et même si j’ai toujours eu du mal à écrire sur moi ou sur ceux que j’aime, je vais essayer. Je devrais trouver plus facilement les mots pour donner la parole à mes bébés.

Je vais le faire en deux langues – anglais et français – alors ne soyez pas surpris. Si je n’écrivais qu’en anglais, une partie de ma famille ne pourrait pas lire mes posts.

Si vous choisissez de nous suivre, attendez-vous à beaucoup de posts sur Simba et Luna. Mais aussi sur toutes ces choses qui m’interpellent, moi, et qui ont un lien avec les chats ou autres animaux. Si je me lance dans une diatribe de temps en temps, ne m’en veillez pas.

Il y aura beaucoup d’amour, de tendresse et d’émotions dans les pages de ce site. Alors, ne m’en veillez pas non plus si je vous fait rire ou pleurer. Ou bouillir de colère, parfois – aussi longtemps que vous n’êtes pas en colère contre moi.

Laissez-moi vous souhaiter de nouveau la bienvenue. Bienvenue dans notre monde! Mettez-vous à l’aise. Prenez une tasse de thé ou de café, ou un verre, enveloppez-vous dans votre plaid préféré et… bref, faites ce qu’il faut pour être à l’aise. Et lisez. Laissez un commentaire – ou plus d’un -, partagez vos pensées sur les posts ou votre propre expérience – nous sommes impatients d’entendre ce que vous avez à dire.

 

© AnneT